grigny2.info - Tribune libre

jeudi 24 novembre 2005

jm

Le mal des banlieues n’est-il qu’un hasard ?

Opinion publiée sur Batiweb par Michel Raabe ingénieur, architecte et urbaniste

avatarFaire porter le chapeau du malaise des banlieues au citoyen français moyen, et aux entreprises, au motif de racisme est un peu “fort de café”.
Dans tous les autres métiers, quand il arrive un problème, l’Etat cherche des responsables et, généralement, en trouve. Pourquoi, dans le cas précis du “malaise des banlieues” une telle chape de plomb, une telle langue de bois, une telle absence de mise en cause et de débat constructif ? Ne pourrait-on pas rechercher un peu les responsables de cette catastrophe qui est, effectivement, nationale avant d’investir des milliards, nos milliards, dans des mesures partielles, qui apparaissent comme désordonnées et sans fondement rationnel.

Le problème ne vient-il pas d’abord du principal acteur du système, à savoir le mouvement HLM lui même, dont les filiales de la Caisse des Dépôts ont été, depuis des années, le leader ?

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dimanche 20 novembre 2005

Vasquez

Et maintenant, il faut répondre à l'urgence sociale

La flambée de violences a touché 300 communes, de nombreuses banlieues pauvres de la région parisienne mais aussi des villes de province. C'est la profondeur de la crise qui est ainsi révélée, avec les inégalités sociales et entre les villes qui continuent de s'aggraver, avec le désespoir de nombreux jeunes…
Nous avons bien sûr condamné ces violences que les propos provocateurs et méprisants du Ministre de l'Intérieur ne peuvent justifier.
Ils portent préjudice aux habitants par la destruction de leur véhicule ou par la dégradation d'équipements publics si utiles aux populations.

Aujourd'hui il est urgent de répondre à la crise sociale.

Il faut que le Gouvernement mobilise de réels moyens pour la réussite scolaire, l'emploi des jeunes, la prévention, faire reculer la pauvreté, améliorer la vie des habitants des quartiers populaires pour redonner espoir.
Il faut donner aux villes de banlieue les moyens qu'elles réclament.

En effet, de quoi se plaignent les jeunes de ces quartiers? Que disent les jeunes de Grigny que j'ai rencontrés ces jours-ci ?
Ils parlent de leurs difficultés à trouver un emploi, même pour les diplômés. Ils parlent de discriminations du fait des origines de leurs parents alors qu'eux-mêmes sont français.
Nous avons besoin de faire connaître leur vécu et je vais proposer des rencontres entre adultes et jeunes, mais aussi avec le Préfet pour faire avancer des réponses aux problèmes posés.

Si Grigny n'a pas échappé aux évènements qui ont secoué le pays, nous avons su, dans l'épreuve, partager un bel élan de solidarité. Nous avons organisé des réunions publiques et rencontré des jeunes.
Des habitants de tous les quartiers, des enseignants, des responsables d'associations, de nombreux agents communaux se sont mobilisés avec les élus pour assurer une présence citoyenne dans les équipements communaux. Je tiens à les en remercier personnellement.

Tout cela témoigne, plus que jamais, de notre volonté d'agir tous ensemble.

Claude Vazquez,
Maire de Grigny, Conseiller général

mercredi 09 novembre 2005

hj

Mon avis sur les causes des émeutes

Les émeutes sont imputables à un ensemble de facteurs.

  • des immigrés trop nombreux, provenant de milieux d'origine trop modestes (souvent illettrés) et parfois en situation irrégulière ;
  • on leur a donné l'impression constante qu'ils avaient beaucoup plus de droits que de devoirs et que, s'ils violaient la loi avec suffisamment de culot, le crime finissait toujours par payer ; à preuve la nationalité obtenue par le droit du sol pour les enfant (légitimes ou pas) de sans-papiers, qui entraîne en cascade le regroupement familial, les mariages blancs, etc. Ils ont compris qu'il y a toujours moyen de s'installer en France grâce à la force ou à la fraude : le fait accompli garantit le succès.
  • l'incivisme généralisé de la génération montante lui interdit l'espoir d'être embauchée, sauf par des organismes publics noyautés par la gauche : exemple la RATP, l'aéroport de Roissy, certaines municipalités, etc. D'où un taux de chômage qui ne peut aller qu'en empirant... tout espoir est perdu d'une véritable égalité des chances dans le secteur privé, et aucune loi n'y pourra rien. Et puis il y a le problème du logement !

Nous sommes donc dans un cercle vicieux : l'Etat s'est montré laxiste, les immigrés d'Afrique en ont outrageusement profité, la société civile franchouillarde en a marre qu'on construise des gymnase à prix d'or pour la racaille qui s'empresse de les réduire en cendres, et d'ailleurs en avons-nous vraiment les moyens ?

La rupture sociale dérive vers la guerre civile : une époque nouvelle s'annonce, avec un grave danger de prise du pouvoir par les fascistes. Car enfin, pour qui vont voter les 5000 familles qui ont eu un véhicule incendié ? Je souhaiterais que les casseurs soient les payeurs, mais je ne vois pas comment y parvenir.

Je salue la très grande retenue des forces de répression : rappelons que les deux morts sont deux quinquagénaires bons citoyens qui n'avaient absolument rien à se reprocher. L'époque de Charonne est bien révolue.

Je ne vois pas du tout d'issue à cette épouvantable crise, dont les grandes victimes sont bien sûr les habitants des quartiers sensibles ; je n'en fais pas partie mais je compatis.

mardi 25 octobre 2005

jm

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jm

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