Un peu d'histoire
En 1969, Grigny n'est alors qu'un gros village
rural d'à peine 3000 habitants, accroché aux
flancs d'un coteau, à 25
km au sud de Paris. Trois ans plus tard, après la
construction de la
cité HLM de la Grande Borne (3775 logements) et de la
copropriété de
Grigny II (5000 logements), 27000 habitants résident sur le
territoire
de la commune.
Fruit
d'une politique à courte vue, lancée sans
concertation, ni réflexion,
cette « ville-champignon » imposée par
l'Etat, sans équipements
collectifs, ni activités économiques, ne cesse de
panser ses plaies.
Grigny connaît dès la fin des années 50 une première vague d'urbanisation avec la cité américaine des Blancs Manteaux, les HLM du Potager de l'Arbalète et le lotissement de la Mare aux Moines. C'est à cette époque également qu'est entrepris le percement de l'autoroute A6 (1957-1960) qui morcelle le territoire et annonce l'extension de l'agglomération parisienne.
Confronté au blocage foncier et
immobilier qui caractérise Paris, l'Etat décide
en effet de contourner
la capitale et de bâtir à l'extérieur
de la ville des lieux où l'on
pourra réunir tous les bienfaits de la modernité
: l'hygiène, le
confort, la nature,... Il s'agit de montrer que l'on propose un nouvel
urbanisme… là où le prix du foncier
sera le plus accessible.
Situé au nord est du département de l'Essonne, et inclus dans la zone d'extension de la région parisienne, Grigny est un site idéal, disposant de nombreux espaces agricoles « libres ».
Désireux de construire rapidement des logements susceptibles d'accueillir les populations modestes chassées par les opérations de rénovation de la capitale (XIIIe arrondissement notamment) l'Etat programme en 1967 - contre l'avis de la municipalité - la construction d'une grande cité HLM de l'autre côté de l'autoroute, au lieu-dit La Grande Borne. Peu après, un promoteur achète des terrains près du village et commence la construction de la plus grande copropriété de France : Grigny II.
